C’est une expression devenue culte dans la liturgie footballistique algérienne : « l’humidité et la chaleur nous ont défaits ». Après chaque désillusion de l’équipe d’Algérie, cet argument revenait inlassablement, jusqu’à s’imposer en une des journaux et dans le débat public. Une justification presque automatique, parfois audible, souvent contestée. Mais à l’approche de la CAN 2025 au Maroc, cette excuse climatique peut-elle encore tenir la route ? Éléments de réponse.
Les conditions climatiques du continent africain n’ont, il est vrai, été pour faire les affaires des Fennecs au fil des éditions. Entre une chaleur étouffante, une humidité pesante, des conditions d’accueil et d’hébergement inégales, sans oublier l’état parfois précaire des pelouses, l’accumulation de facteurs défavorables a pu peser lourd sur les performances algériennes. Pour autant, cet argument a souvent été utilisé à l’excès, devenant avec le temps un raccourci commode pour expliquer des échecs qui, dans certains cas, auraient pu être évités autrement.
CAN 2025 : l’édition des zéros alibis pour l’équipe d’Algérie ?
Lorsque l’officialisation du Maroc comme pays hôte de la CAN 2025 est tombée, la nouvelle a été accueillie favorablement par une large frange des observateurs. Voisin immédiat de l’Algérie, le royaume offre des conditions climatiques très proches : un climat méditerranéen, un hiver tempéré aux accents européens et des infrastructures sportives en nette évolution par rapports à celles qui caractérisent le quotidien en Afrique profonde. Si quelques interrogations subsistent encore sur certains aspects organisationnels, notamment autour des tribunes de nouveaux stades, l’état des pelouses, lui, ne suscite, à priori, guère d’inquiétude.
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À cela s’ajoutent des conditions d’hébergement largement supérieures à celles rencontrées lors de précédentes éditions et des rencontres programmées sous des températures hivernales, proches de celles de l’Europe du Sud. Autant d’éléments qui réduisent considérablement les facteurs externes. Cette fois, l’argument de l’humidité et de la chaleur ne devrait plus tenir. Pour l’équipe d’Algérie, la CAN 2025 s’annonce comme celle de la vérité, sans alibi climatique pour se réfugier.
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