Le Maroc peine à se détacher de son étiquette d’ingérence au sein de la CAF.
À force de vouloir s’emparer d’un sacre africain qui lui échappe depuis 1976, le Maroc a fini par traîner une réputation de manœuvres douteuses. Aux yeux de nombreux observateurs, cette obsession du titre a progressivement nourri l’image d’un football prêt à forcer le destin. En témoigne la dernière décision de la CAF qui n’a fait que raviver ce sentiment. En effet, à la surprise générale, l’instance africaine que Motsepe dirige, a procédé à un changement aussi soudain qu’incompréhensible du corps arbitral pour le quart de finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Cameroun.
Suite à un recours pour le moins ahurissant de la part du Maroc, l’arbitre égyptien Amin Omar a été remplacé par le Mauritanien Dahane Beida. Une décision vécue comme une provocation par une large partie du public africain, et qui relance de plus belle le débat récurrent sur la mainmise du Maroc sur les arcanes de la CAF.
« Le Maroc a les meilleurs joueurs du monde : l’arbitre et la VAR »
Le malaise ne se limite plus aux tribunes ou aux réseaux sociaux. Il traverse désormais tout le continent. Le Maroc se ridiculise à force de multiplier ces manigances institutionnelles. Sur le plateau de la chaîne algérienne El-Heddaf, l’ancien international Mohamed Kaci-Saïd n’a pas cherché à arrondir les angles.
« Le Maroc a les deux meilleurs joueurs du monde : l’arbitre et la VAR », a-t-il lancé, sans détour. Une déclaration cinglante, devenue virale en quelques heures, largement relayée bien au-delà des frontières algériennes.
#قاسي_السعيد pic.twitter.com/7Xas1pdWyN
— BIN🇩🇿GO DZ (@DzGrifa123) January 8, 2026
Une phrase qui ne choque plus désormais, car, pour de nombreux Africains, elle résume à elle seule le malaise persistant autour du football marocain et de ses relations troubles avec les instances dirigeantes.
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