Depuis le début de l’année, l’attaquant international algérien Mohamed Amoura traverse une période délicate avec le VfL Wolfsbourg. Après un début de saison prometteur, sa brillance s’est estompée, en témoigne la chute de ses statistiques. En cause : des problèmes extra-sportifs, dont une altercation avec un coéquipier qui lui avait valu une suspension temporaire, avant un retour progressif dans le groupe.
Pour sa deuxième saison en Allemagne, tout ne se passe donc pas comme prévu pour Amoura. Selon le journal allemand « Kicker », le club aurait identifié l’origine de certaines difficultés : un problème de communication. Le manque de maîtrise de l’allemand aurait freiné l’intégration de l’attaquant dans le vestiaire et sur le terrain. Pour y remédier, Wolfsbourg aurait décidé de proposer à Amoura des cours d’anglais, jugé plus accessible et largement utilisé au sein du club. « Cela faciliterait son intégration dans le groupe, puisque l’anglais est répandu en Allemagne et jugé plus abordable que la langue de Goethe », explique le média local, évoquant un ajustement linguistique comme solution rapide.
Uniquement un problème de langue pour Amoura ? Vraiment ! Le parallèle avec Luis Enrique et Hansi Flick
Mais cette explication soulève des interrogations. Si la barrière de la langue peut effectivement compliquer la cohésion, elle ne suffit pas à expliquer l’ensemble des difficultés de l’attaquant. Quand Amoura évoluait à son meilleur niveau, au point de devenir le chouchou des supporters, aucun problème linguistique n’était évoqué : seul le langage du football comptait. Combien de joueurs évoluent dans un pays sans en maîtriser la langue et réussissent pourtant à briller ? Combien d’entraîneurs peinent à articuler ne serait-ce qu’un mot dans la langue locale et remportent néanmoins des titres en fin de saison ?
Reste que cette dimension extra-sportive peut certes peser sur le quotidien et la progression du joueur. Mais derrière l’explication du média allemand, on serait tenté d’y voir surtout une tentative de trouver un bouc émissaire à une passe moins faste sur le terrain.
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