Coupe du monde 2026 : les Verts n’ont pas tenu parole face à l’Argentine

Argentine - Algérie

Perdre, dans le football comme dans la vie, n’a rien d’une honte. Ce qui interroge, en revanche, c’est la manière. Une manière qui tranche violemment avec les promesses affichées et les attentes placées. Face à l’Argentine, les Verts n’ont pas seulement perdu : ils ont sombré.

Sur le score désormais connu de tous, l’équipe d’Algérie s’est inclinée face aux champions du monde en titre. Mais ce qui a provoqué la colère, c’est avant tout la prestation. Perdre contre un champion du monde peut relever de la logique sportive ; en revanche, lui laisser le match sans véritable opposition change totalement la lecture. Car il ne s’agit pas d’une défaite au terme d’une bataille livrée avec les armes du jour, ni uniquement d’un écart technique réel, certes entre deux équipes.

La défaite de l’équipe d’Algérie face à l’Argentine s’est surtout jouée sur le plan mental. Après l’ouverture du score, les joueurs algériens ont littéralement cessé d’attaquer, de défendre, de croire. Une rupture totale avec le discours tenu avant la plongée en Coupe du monde 2026, notamment à l’aéroport d’Alger, où le mot d’ordre était clair : tout donner, sans retenue.

Éblouis par l’aura d’un joueur d’exception, les Verts ont été inhibés, timorés, refusant d’oser. Et même si le score avait été plus lourd, une équipe combative, animée par de la grinta et de la révolte, aurait laissé une tout autre impression. Mais se présenter dans la résignation, non. Après le match, un constat s’est imposé avec force. Riyad Mahrez, Aïssa Mandi et Ibrahim Maza ont tous reconnu la même évidence : Lionel Messi a fait la différence.

Oui, capitaines, l’argentin est plus que capable, à lui seul, de faire basculer n’importe quel match. Mais réduire cette débâcle à ce seul facteur serait trop simple. Ce qui a surtout pesé, c’est la passivité, la nonchalance et la forme d’abdication collective face à l’événement. Sans entrer dans des polémiques supplémentaires ni dans des interprétations sur un éventuel éblouissement devant Messi, une chose reste certaine : les discours d’après-match auraient pu — et peut-être dû — être plus lucides et plus exigeants sur le contenu proposé.
Déjà sous pression, la rencontre face à la Jordanie, le 23 prochain, s’annonce désormais comme un passage obligé. Une victoire nécessaire, qui ne prendra tout son sens que si elle s’accompagne d’un contenu convaincant, capable d’effacer l’image laissée par ce 3-0.

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