Ca se précise pour la succession de Petković à la tête de l’équipe d’Algérie. Un seul nom se dégage, et il est Algérien.
En effet, après avoir abandonné l’idée de faire appel à une compétence espagnole pour prendre les rênes des Verts, à la suite de l’échec des négociations, mais aussi face à la pression du public, qui souhaite voir un technicien algérien à la tête de la sélection, la Fédération algérienne de football (FAF) annoncera l’identité du futur sélectionneur samedi prochain.
Et sur cette dernière, un seul nom cristallise aujourd’hui l’attention : Brahim Hemdani. Médaillé d’or avec la sélection U21 aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026, l’ancien milieu de terrain de l’OM serait actuellement en pole position pour prendre les commandes de l’équipe d’Algérie.
Mais si l’idée de voir un Algérien succéder à Vladimir Petković peut séduire, son éventuelle nomination soulève également plusieurs interrogations, notamment autour de son expérience et de sa légitimité à diriger les Verts.
Hemdani mérite-t-il de prendre les rênes de l’équipe d’Algérie ?
Même si l’idée de voir un technicien algérien à la tête de l’EN est accueillie avec enthousiasme, c’est davantage le profil de Brahim Hemdani qui laisse perplexe.
Le premier point de crispation concerne son histoire avec la sélection nationale. À l’apogée de sa carrière, alors qu’il évoluait notamment sous les couleurs de l’Olympique de Marseille, le milieu de terrain avait longtemps repoussé sa venue en équipe d’Algérie, préférant, à l’époque, se concentrer sur sa carrière en club.
Ce n’est finalement qu’en 2008, alors qu’il évoluait aux Glasgow Rangers, que Hemdani a décidé de rejoindre les Verts. Il comptabilisera 4 caps. Un choix qui reste aujourd’hui un élément régulièrement rappelé lorsqu’il est question de son rapport à la sélection.
Mais ce n’est pas le seul point qui alimente les interrogations.
Les Jeux méditerranéens, l’autre interrogation autour de Hemdani
Son principal fait d’armes sur un banc reste évidemment le sacre décroché avec les U21 algériens à Tarente. Une médaille d’or historique, qui a marqué les esprits et contribué à installer son nom parmi les prétendants au poste de sélectionneur national.
Mais là encore, certaines réserves apparaissent.
Hemdani avait pris les commandes de cette sélection à seulement quelques semaines de l’échéance, après le départ de Razik Nedder, qui avait auparavant participé à la construction et à la préparation de cette équipe. Son arrivée tardive signifie donc qu’une partie du travail avait déjà été accomplie avant sa prise de fonction. Cela n’enlève évidemment rien à son mérite dans la conquête du titre, mais pose la question de la portée réelle de cette expérience au moment d’évaluer sa capacité à diriger une sélection A.
Car entre une compétition de jeunes, aussi prestigieuse soit-elle, et les exigences de l’équipe nationale algérienne, le fossé est considérable. Les attentes, la pression populaire, les échéances internationales et la gestion d’un groupe composé de cadres expérimentés imposent une autre dimension.
Ainsi, l’ensemble de ces éléments nourrit le débat autour d’une éventuelle nomination de Brahim Hemdani à la tête des Verts. Son profil coche certaines cases, notamment celle de l’identité nationale tant réclamée par le public, mais son expérience au plus haut niveau reste au centre des discussions.
La FAF, elle, devrait lever le voile samedi prochain. Et avec elle, une question : Brahim Hemdani sera-t-il réellement le prochain sélectionneur de l’équipe d’Algérie ?
SUR LE MÊME SUJET : Successeur de Petković : la FAF tranche et dévoile la date de l’annonce (officiel)











