CAN 2025 : Petković gagne, mais se trompe… sa compo laisse des regrets

Petković

La victoire est là, nette, indiscutable, et elle permet à l’Algérie de lancer sa CAN 2025. Mais derrière le score flatteur et l’enthousiasme suscité par la prestation de Riyad Mahrez, une zone d’ombre persiste. Elle concerne les choix initiaux de Vladimir Petković. Des décisions qui interrogent, voire dérangent, malgré le succès.

Dès l’annonce de la composition de départ, un malaise s’est installé. Himad Abdelli, pourtant l’un des profils les plus créatifs de l’effectif algérien, a tout simplement été écarté, hors même de la feuille de match. Un choix fort, difficile à justifier sportivement. Abdelli, par sa capacité à casser les lignes et à jouer entre les espaces, aurait pu apporter une autre dimension au jeu des Verts.

Cette incompréhension n’a d’ailleurs pas été limitée aux supporters. Même en direct à l’antenne de beIN Sports, l’étonnement était palpable. Le commentateur de la rencontre n’a pas caché sa surprise face aux choix initiaux du sélectionneur algérien, lâchant cette réplique lourde de sens : « J’aimerais bien savoir ce qu’il y a dans la tête de Petković ». Une phrase révélatrice du flou qui entoure certaines décisions, y compris aux yeux d’observateurs aguerris du football international.

Le meilleur joueur de la Bundesliga n’a pas sa place dans le 11 aux yeux de Petković !

Autre décision surprenante : Ibrahim Maza, finalement buteur en cours de rencontre, a débuté sur le banc. Une fois encore, c’est la gestion des forces offensives qui interroge. Le jeune milieu offensif, en pleine ascension et porteur d’enthousiasme, a démontré en quelques minutes ce que son audace et sa spontanéité pouvaient offrir. Son entrée a dynamisé le jeu, contrastant avec une première période parfois trop scolaire.

Le paradoxe est là. Petković gagne, mais laisse l’impression de se priver volontairement de certaines armes. L’Algérie a dominé le Soudan, certes, mais la prestation pouvait encore être dantesque. La question n’est donc pas le résultat, mais la projection. Ces choix seront-ils viables face à des équipes plus structurées, plus agressives, plus expérimentées ?

Le sélectionneur semble privilégier une approche prudente, presque rigide, là où l’effectif algérien regorge de profils techniques capables de déséquilibrer n’importe quelle défense africaine. Exploiter ses forces, ce n’est pas seulement les faire entrer quand le match est déjà plié. C’est leur faire confiance d’entrée, leur donner les clés du jeu.

Cette victoire ne doit pas masquer certains signaux. L’Algérie a gagné, mais elle n’a pas encore pleinement convaincu dans l’utilisation de son potentiel. Et à ce niveau de compétition, les détails comptent. Petković est attendu sur sa capacité à corriger le tir, car une CAN ne se gagne pas uniquement avec des certitudes, mais avec des choix justes, forts et cohérents.

LIRE AUSSI : Riyad Mahrez bat un record avec l’Algérie, l’homme des grands rendez-vous : une nuit historique à la CAN 2025

Étiquetté :

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *