Tenez-vous prêts car ce litige risque d’être trop compliqué à comprendre. C’est une affaire qui a fait couler beaucoup d’encre. Opposant Youcef Belaïli, l’international algérien, à son ancien club, l’AC Ajaccio, cette affaire a été évoquée lors de l’interview que le joueur de l’ES Tunis a donné au podcast La Surface.
Lorsque Youcef Belaïli s’exprime sur ce chapitre douloureux de sa carrière, il ne cache plus son amertume. Interpellé sur ce qui s’est réellement passé lors de son passage en Corse, Belaïli a livré un commentaire aussi direct que lourd de sens : « J’ai été trahi par mon agent à Ajaccio. Et j’ai confiance en la justice. Toute la vérité sera découverte Inch’Allah. »
Affaire Youcef Belaïli – Ajaccio : de quoi s’agit-il exactement ?
Pour les non-initiés, ce litige compliqué remonte à avril 2023, lorsque le Tribunal arbitral du sport avait condamné Belaïli à rembourser 380 000 euros à son ancien club, Al-Ahli Djeddah. À ce moment-là, Ajaccio n’aurait pas été concerné.
Pourtant, un an plus tard, la situation se renverse : Belaïli saisit la FIFA et réclame à l’ACA le paiement de cette somme, en s’appuyant sur un document présenté comme signé par l’ex-directeur général du club, Alain Cardarella. Selon ce protocole, le club corse aurait accepté de régler la pénalité à la place du joueur.
Seulement voilà, rebelote : Ajaccio nie catégoriquement. La direction actuelle, dans un communiqué qui a attribué tous les maux du club à Youcef Belaïli, affirme que ce document est un faux et que jamais un tel accord n’a été signé, ni évoqué devant le TAS. Cardarella lui-même porte plainte pour faux et usage de faux. Malgré ces contestations, la FIFA tranche en juillet 2024 en faveur de Youcef Belaïli, ordonnant au club corse de payer, sous peine d’interdiction de recruter. Une interdiction qui a été appliquée, dans un premier temps, puis suspendue.
Lorsque la nouvelle direction arrive en septembre, elle découvre une situation catastrophique : relégation sportive, interdiction de recrutement, et un dossier explosif hérité du passé. Ajaccio saisit alors la FIFA, adresse une lettre à Gianni Infantino et dépose une plainte pénale pour faux, usage de faux et escroquerie. L’affaire est désormais entre les mains de la justice, et la déclaration de Belaïli prend tout son sens : il estime avoir été trahi dans une manipulation qui le dépasse.
Les maux d’Ajaccio sont légion et l’affaire Belaïli n’est qu’une goutte d’eau dans un vaste océan !
Dans un autre dossier, sans lien apparent avec Belaïli, quatre anciens dirigeants du club — dont Alain Orsoni — ont été sanctionnés par la Fédération française pour transmission de faux documents bancaires devant la DNCG. Une affaire qui ajoute encore une couche d’opacité à la gouvernance passée du club, et qui souligne à quel point l’AC Ajaccio traverse une période mouvementée, sur et en dehors du terrain.
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