Vladimir Petković n’est plus le sélectionneur de l’équipe d’Algérie. Son sort a été scellé hier dans un communiqué de la FAF, annonçant la fin « à l’amiable de son contrat ». L’entraîneur helvético-bosniaque aura réussi à remporter la majorité de ses matchs avec les Verts, sans toutefois conquérir le cœur des supporters.
Pour revenir sur le bilan de Petković à la tête de l’équipe d’Algérie, l’équation est simple : lorsqu’il s’agissait des grands rendez-vous, surtout officiels, l’ex-sélectionneur n’a pas réussi à faire progresser son équipe. Les fulgurances aperçues lors des qualifications pour la CAN ou la Coupe du monde 2026 resteront au second plan, car le concret, le réel, se jouait ailleurs. C’est l’image que garderont les supporters d’un entraîneur qui avait pour mission de succéder à Djamel Belmadi après une période houleuse, riche en émotions.
Petković et l’équipe d’Algérie : Baghdad Bounedjah, le point de bascule
Si Petković n’a pas été fédérateur pour beaucoup, il aura tout de même réussi à apporter le calme recherché après le second mandat très agité de Belmadi. Mais ce n’était pas sa seule mission. En deux années, le technicien n’a pas su créer ce supplément d’âme, ce climat propice au succès, alors même que les éléments et la force collective semblaient réunis.
Le premier point de rupture avec la vox populi remonte à la CAN 2025 au Maroc. Après une phase de poules en demi-teinte et une qualification en quarts de finale arrachée aux forceps, Petković s’est complètement égaré en alignant un onze inédit, sans véritable pointe. Le sélectionneur du Nigeria, Eric Chelle, ne s’en est d’ailleurs pas caché : « Quand j’ai vu son onze sans Baghdad Bounedjah, j’ai dit à mes joueurs de pousser. Quand il n’a pas changé à la pause, ça m’a beaucoup étonné ».
Alors que les signaux étaient clairs, celui qui se présentait comme un « bon lecteur des matchs » n’a pas tiré les leçons de ses erreurs. Prolongé, Petković a reproduit les mêmes choix lors de la Coupe du monde. Avec un effectif privé d’un véritable numéro 9 d’expérience, à l’image de Bounedjah, il est allé jusqu’à aligner Ibrahim Maza en pointe face à la Suisse.
Ce match restera comme une tache majeure de son passage en Algérie : l’image d’un entraîneur en décalage, semblant parfois détaché de son groupe, allant même jusqu’à afficher une proximité mal perçue avec les Suisses au coup de sifflet final. La rupture était alors consommée. Il ne restait plus que l’officialisation.
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