Équipe d’Algérie : Félix Sánchez se détache, mais son profil divise déjà

Félix Sánchez

La réunion du collège des experts, organisée jeudi au Centre technique national de Sidi Moussa, continue de livrer ses enseignements. Chargée d’accompagner la Fédération algérienne de football (FAF) dans le choix du successeur de Vladimir Petković, cette commission a dégagé plusieurs critères pour le futur sélectionneur des Verts. Et au fil des discussions, un nom semble progressivement s’imposer : celui de l’Espagnol Félix Sánchez.

Selon les informations ayant filtré de cette réunion, l’ancien sélectionneur du Qatar répond à plusieurs exigences fixées par la FAF. Outre son accord pour travailler avec un staff largement composé de techniciens algériens, il aurait également convaincu par son profil et par des exigences financières jugées plus raisonnables que celles d’autres candidats étudiés par la commission.

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Toutefois, ce choix est loin de faire l’unanimité. Si Félix Sánchez apparaît aujourd’hui comme le favori pour prendre les rênes de la sélection nationale, son parcours suscite déjà plusieurs interrogations. Des voix s’interrogent notamment sur les critères techniques qui auraient poussé la FAF à privilégier le technicien espagnol au détriment d’entraîneurs disposant d’un vécu plus conséquent sur les bancs européens.

Il est vrai que le principal fait d’armes de Félix Sánchez reste son sacre historique avec le Qatar lors de la Coupe d’Asie 2019. Une performance qui lui a valu une reconnaissance continentale et qui demeure, à ce jour, le plus grand succès de sa carrière d’entraîneur. Une performance qui, droit de mémoire oblige, doit également beaucoup au travail de longue haleine réalisé en amont par un certain Djamel Belmadi. Certains estiment ainsi que Félix Sánchez n’aurait fait que récolter les fruits d’un projet déjà bien établi.

Mais ce bilan est également marqué par un épisode beaucoup moins glorieux. Recruté pour conduire le Qatar vers une Coupe du monde réussie à domicile en 2022, Sánchez n’a pas atteint l’objectif fixé. Le pays hôte a quitté son Mondial dès le premier tour après trois défaites en autant de rencontres, sans inscrire le moindre point. Une campagne catastrophique, considérée comme l’une des moins réussies jamais réalisées par une nation organisatrice de la compétition.

C’est précisément cette dualité qui alimente aujourd’hui le débat autour de sa possible arrivée à la tête des Verts. D’un côté, un entraîneur capable de bâtir un projet sur le long terme et de conduire une sélection vers un titre continental. De l’autre, un technicien dont l’expérience au plus haut niveau reste limitée et dont l’échec lors du Mondial qatari continue d’alimenter les réserves.

Si aucun choix officiel n’a encore été annoncé par la FAF, la tendance qui se dégage de la réunion du collège des experts place plus que jamais Félix Sánchez en pole position.

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